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30 ans d’ouverture au monde pour les jeunes du BIJ

BUREAU INTERNATIONAL JEUNESSE
@ BIJ

Quand la mobilité internationale devient un levier d’apprentissage, d’émancipation et d’engagement

Tout commence il y a 30 ans. Avec un constat : l’école ne suffit pas à préparer les jeunes au monde qui s’ouvre à eux. L’époque est alors à l’élargissement de l’Europe et à la multiplication des échanges internationaux. Il faut en profiter, sortir de sa zone de confort, tenter l’aventure ailleurs. Mais comment, si l’accès à la mobilité reste inégal ? Sans les bons réseaux, les moyens financiers ou les jolis diplômes, les opportunités sont limitées. Une situation qui pousse la Fédération Wallonie-Bruxelles à la réflexion… Et si on créait une structure qui accompagne, informe et finance les jeunes venant de tous horizons ?

L’OBJECTIF

L’idée défendue ici : donner les mêmes chances aux étudiants, travailleurs, demandeurs d’emploi ou en reconversion professionnelle. Ce qui compte, c’est le projet. Car la mobilité internationale n’est pas un privilège mais un droit. Et ce droit, le Bureau International Jeunesse (BIJ) va s’atteler à le défendre sans relâche au cours des trente années qui suivent. Au total, dix programmes seront mis sur pied. Parmi eux : échanges solidaires en Afrique (Axes Sud), séjours de formation ou de job au Québec, Erasmus+ ou encore Artichok… À chaque fois, le credo est le même. Chaque bénéficiaire doit pouvoir apprendre autrement. Par l’action, la rencontre et le voyage. Car partir, c’est découvrir l’autonomie, gérer le stress ou encore appréhender d’autres modes de communication. Autant de compétences indispensables dans le monde professionnel et citoyen. « Il s’agit clairement d’éducation non formelle : on y forge autant le savoir-faire que le savoir-être », explique Laurence Hermand, directrice du BIJ. « Dans un monde en mouvement, cette capacité à s’adapter et à penser plus large est devenue essentielle. À diplôme égal, les employeurs le constatent : les jeunes qui ont mené un projet à l’international s’intègrent plus vite, communiquent mieux et innovent davantage ». 

DES EXPÉRIENCES QUI LAISSENT UNE TRACE 

Les projets du BIJ offrent aux jeunes bien plus que des séjours à l’étranger : ils constituent de véritables leviers de développement personnel et professionnel. En favorisant l’apprentissage des langues, la gestion de projets et l’ouverture interculturelle, ces expériences permettent aux participant·es de bâtir des réseaux durables et de concrétiser des initiatives ambitieuses. Elles encouragent également l’engagement citoyen, la créativité et la confiance en soi, tout en donnant aux jeunes des outils pour comprendre le monde et y prendre leur place. Autant d’expériences marquantes qui continuent d’influencer leurs parcours, bien au-delà du projet initial.

DU CÔTÉ DES ANIMATEURS, LE MÊME CONSTAT

Sur le terrain, les animateurs jeunesse soulignent eux aussi l’impact concret du BIJ. À la Maison de jeunes La Baraka, Pierre Boulangé a mené de nombreux projets, tant personnels que collectifs, grâce au soutien du BIJ. Il insiste sur la richesse et la diversité des formats, du Mini-Mob aux échanges internationaux, et sur ce qui reste, au-delà du voyage : l’émancipation des jeunes, le développement de leur autonomie et une conscience écologique renforcée. Amoureux de la nature et de la découverte, il a pu transmettre aux jeunes une autre manière de voyager, plus responsable et plus consciente. Même son de cloche du côté d’Ermeline Jourquin, engagée depuis 2015 dans des projets d’échanges avec les scouts de Lessines. Année après année, ces expériences ont permis aux jeunes de travailler sur des thématiques essentielles (environnement, relations humaines, démocratie) tout en tissant des liens durables avec des jeunes d’autres pays. Des projets qui, sans l’accompagnement du BIJ, n’auraient tout simplement pas vu le jour, et qui participent pleinement à l’ouverture au monde et à la construction citoyenne des jeunes. 

Et demain ?

À l’horizon 2026, le BIJ fusionnera avec l’AEFEurope sous une nouvelle bannière, tout en poursuivant la même mission : faire de la mobilité internationale un outil d’apprentissage, d’insertion et de citoyenneté. Trente ans après sa création, le BIJ continue de défendre une conviction forte : apprendre autrement, c’est aussi apprendre à devenir soi-même.

 

Revue W+B n°171 par Nadia Salmi

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